Toi tu dis que tu es bien sans moi

11 juillet 2008 10:21 | Froide | 0 commentaire

 

Jusqu'où est-ce que je pourrai arrêter de t'aimer? Et comment?
Remplir mes jours puisque tu ne remplis plus mon corps, mourir encore, creuser avec les mains, en avoir sous les ongles, me relever, tanguer, chercher le centre de gravité. Me perdre près de corps qui ne sont pas le tiens, rechercher ton parfum, et cette boule dans la gorge qui ne s'en va pas, reste coincée là pour que je n'oublie pas - je meurs de toi. Prévoir, toujours prévoir, des semaines à l'avance pour ne pas avoir devant soi l'inconnu, les journées vides et l'envie de dormir ou regarder le plafond comme un ciel de rien pendant des heures. Prévoir pour ne pas attendre. Petite, j'attendais qu'on vienne me chercher à la sortie de l'école et parfois les aiguilles tournaient, toujours personne. Les autres étaient partis, tous. J'attendais. Je m'imaginais toujours des horreurs, pour combler l'attente je devais dialoguer avec moi-même, faire des suppositions, penser accident ou abandon, assise contre le mur de béton. Peux-tu comprendre le chemin que c'est d'attendre...
 
Il fallait vivre fort, jamais s'arrêter.
Tu sais...


Je ne veux qu'elle

3 juillet 2008 16:28 | Inquiète | 0 commentaire

 

Le bonheur on apprécie sa valeur quand on sent qu'il se barre, quand on a tellement peaufiné le sabotage sentimental qu'on est presque arrivé à ses fins et que là on commence à ne plus savoir comment faire demi-tour. C'est un peu comme perdre l'autre sur le chemin et finir en cul de sac.
Et les jours qui passent alors, en tête à tête avec soi-même, ressasser le passé et regretter les erreurs, mots dits avant d'avoir été pensés et crises de nerfs pour un rien. Juste pour pas être seule à garder tout ce stress tellement ancré que ça nous bouffe. En venir à se dire qu'être deux ça peut être bien, pour partager des choses pourries, pour cracher son venin. Alors on le fait, par désoeuvrement peut-être, parce que tout est trop bien et qu'il doit bien y avoir quelque chose qui cloche alors. Et puis on a plus rien à cracher, juste la bouche qui brûle. C'est amer déjà.
S'envoyer en l'air c'est pas si dur. Tout foutre en l'air non plus quand on y réfléchit. Sûrement que c'est un problème de verseau d'ailleurs. On se dédouane comme on peut, l'horoscope ou les cartes, on se dit que c'est écrit et qu'alors on y peut rien. C'est un peu comme parler de soi à la troisième personne, pour pas être vraiment là, pas trop impliquée car après tout on peut parler de soi comme de la voisine d'en face ou de sa collègue de boulot. Qui sait?
Et bien... j'ai cru crever quand j'ai cru te perdre. Et c'était pire qu'une balle dans la tête, parce qu'au moins la balle on a pas le temps de la voir venir que c'est déjà fini. Chaque minute t'éloignait de moi et j'aurai voulu dormir pendant des jours pour pouvoir me réveiller et me dire que oui, c'était bien un cauchemar mais que c'était fini. Réveillée. Reprise de la vie.
Reviens, et tire (sur) moi.