Toi tu dis que tu es bien sans moi
11 juillet 2008 10:21 | Froide | 0 commentaire
Jusqu'où est-ce que je pourrai arrêter de t'aimer? Et comment?
Remplir mes jours puisque tu ne remplis plus mon corps, mourir encore, creuser avec les mains, en avoir sous les ongles, me relever, tanguer, chercher le centre de gravité. Me perdre près de corps qui ne sont pas le tiens, rechercher ton parfum, et cette boule dans la gorge qui ne s'en va pas, reste coincée là pour que je n'oublie pas - je meurs de toi. Prévoir, toujours prévoir, des semaines à l'avance pour ne pas avoir devant soi l'inconnu, les journées vides et l'envie de dormir ou regarder le plafond comme un ciel de rien pendant des heures. Prévoir pour ne pas attendre. Petite, j'attendais qu'on vienne me chercher à la sortie de l'école et parfois les aiguilles tournaient, toujours personne. Les autres étaient partis, tous. J'attendais. Je m'imaginais toujours des horreurs, pour combler l'attente je devais dialoguer avec moi-même, faire des suppositions, penser accident ou abandon, assise contre le mur de béton. Peux-tu comprendre le chemin que c'est d'attendre...
Il fallait vivre fort, jamais s'arrêter.
Tu sais...