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29 août 2008 11:40 | Passionnée | 0 commentaire

 

Et regarder tes photos et désirer t'avoir toujours connue et entendre ta voix dans mon oreille et sentir ta peau contre ma peau…

Moi je rêve d'autres nuits à tes cotés, avec même des jours entiers parce que te regarder vivre ça me fait respirer. Et tu me dis que tu veux que je ne sois qu'à toi et je te dis que je veux que tu ne sois qu'à moi et partager ta vie parce que j'ai envie de te connaître et que depuis que tu es arrivée, de nulle part tombée sur moi, j'ai ce sourire qui ne me quitte pas. C'était inespéré tu sais. J'avais erré dans le noir pendant des jours entiers, dansé la tête contre les murs, ruminé mon passé, l'avais mâché et remâché jusqu'à pouvoir le digérer et en finir avec ça. J'aurais pu le recracher peut-être, ça aurait été plus facile et moins long, mais j'ai préféré tout garder en moi parce que quand même toutes ces jolies choses que j'ai pu connaître avant toi c'est ce qui fait que c'est plus facile maintenant d'être quelqu'un de bien, un peu moins écorchée, avec encore juste ce qu'il faut de secrets pour que tu puisses creuser. Le bonheur faut le garder bien au chaud à l'intérieur. C'est le genre de chose qui périme pas...

J'avais laissé mes portes ouvertes pour éviter de me renfermer seule à l'intérieur, pour que la lumière puisse enfin passer parce que j'étais devenue ce genre de fille perdue dans le noir, qui se cogne partout. Une fille qui s'allume plus. Je contemplais le vide et je n'attendais rien, tu n'existais pas encore. Et puis tu es entrée, dans ma vie sans frapper, et c'était même très doux de te voir arriver là comme ça. Ca ne fait que quelques jours tout ça, mais tu es là, là et là. Et tu me dis que tu penses à moi et moi ça me transporte -dans l'esprit jusqu'à toi. Le corps suivra bientôt tu verra.

Tu crois qu'on vit trop fort ? Je pense qu'on en est encore qu'à la moitié. Et j'ai envie de te baiser. Même que ça ne sera pas tiède parce que tu n'es pas froide et que je suis brûlante. Ca va cramer - nos corps à corps - tellement qu'il faudra bien l'eau pour calmer tout ça. Ou pas. Moi je dis que l'on doit vivre vite, qu'il ne faut pas attendre où alors si - juste un peu - parce que l'attente ça ravivera encore le manque, amplifiant le vide au creux du ventre et que, peu importe que les minutes ne passent pas aussi vite qu'on le voudrait, dans une petite semaine on n'aura rien de mieux à faire de nos journées que de se combler.

Non on ne ressent jamais trop et n'ai pas peur de me dire ce que tu penses mais n'oses pas avouer parce que tu te dis que c'est encore très tôt puisque, tu sais, c'est ce à quoi je me surprends à rêver quand je pense à toi un peu trop.


Je n'ai Dieu que pour toi

13 juillet 2008 10:34 | Triste | 0 commentaire

 

    Tu entres en moi comme on profane une église, avec cette main qui en a touché mille, avec cette main qui se souvient encore de tous leurs intérieurs. Une centaine de douceurs, douleurs,  béances offertes, cuisses ouvertes. Et ça te fait jouir.
Je suis une cathédrale, tu n'y entre jamais sans t'y faire remarquer. Dedans, tout résonne et me cogne, en écho dans ma tête je rejoue en plus fort les coups de ton poing dans mon ventre. J'ai mal aux tempes, j'ai l'âme qui éclate. Je crie, ça s'élève et se répand, mon plafond est devenu trop haut et les murs sont trop grands, l'espace est bien trop vaste. Tu ne le remplis plus. Ta main se perd dans mon vide intérieur, profond, de parois qui s'écartent pour ne plus trop sentir. Parce que ressentir fait mal. Parce-que quand tu me baises parfois je me souviens d'elle, et elle, et elle. Tu ne devrais pas me faire subir ça. Ton passé me paralyse et ton futur me tue à petit feu. Je m'empoisonne. Je dis tu parce que je ne sais plus dire nous, parce que nous m'effraie depuis qu'il a failli t'étouffer. Et parfois je me dis que le nous est meurtrier. Il m'a tellement blessée, écorchée. Y'a encore que dans tes bras que je peux guérir tu sais. En attendant, moi sans nous, je lèche mes plaies, pour pas les laisser s'infecter, pour pas qu'elle se referment aussi. Faudrait pas oublier. Je ne voudrais pas en venir à m'amputer - le coeur -
Il bat encore, un peu moins fort mais...
Il bat encore.
Mon corps est ton confessionnal et tu n'y dis plus rien. Le silence assassine mon âme comme un cri, il diffuse le rien comme un poison qui ronge, il fait couler l'eau de ces filles sur mes joues. Je pourrais pleuvoir comme ça pendant des heures, jusqu'à en étouffer. Et mourir de douleur. Je ne mourrai pas. On ne meurt pour personne, parfois même pas pour soi. On se relève de tout. Et je n'irai pas non plus voir celles qui lentement te font quitter ma route, leur crier ma rancoeur, leur dire toutes ces phrases que je sais par coeur à force de ressasser. Elles n'auraient jamais du exister et elles sont déjà trop. Présentes, pressantes. Alors je me retire, tu reviendra peut-être.Tu n'avais pas la place pour deux, alors comment pourrais-tu en avoir pour trois. Puis tu ne m'avais pas prévu une place réservée, du genre d'endroit dont j'aurais été la seule à avoir accès, alors son coeur il a pu s'y garer. Un coeur tout neuf de toi et un corps parfait, plein de secrets à découvrir et de défis à relever. Je te sais.
Mon corps était une architecture publique avant de te rencontrer. Depuis j'ai des désirs privés, on ne peut plus me pénétrer, j'ai fermé toutes les portes et avalé les clefs. Tu savais comment passer car pour toi je m'ouvrais. Toute en entier. C'était mieux qu'un sésame ou que n'importe quelle clef. Un laisser-passer, un laisser-fouiller, un laisser-baiser, un laisser-tout-emporter. Alors j'ai fait des barricades pour ne plus me faire piller, c'est pour ça que du coup la lumière à l'intérieur elle peut plus entrer, pour ça que je suis dans le noir et que je me cogne partout.
Elle est belle tu vois mon église en chantier. Les décombres faut bien les dégager, refaire du beau avec des ruines, tout réparer.

Et même si tu me laisses
Même si tu ne reviens pas
C'est toi que j'aime, pour toujours c'est toi que j'aime
Et qui sait peut-être un jour
Si j'ai de l'amour pour deux...