Inspirer. Expirer
2 août 2010 10:16 | Intéressée | 2 commentaires
"Reste à savoir ce que c'est que le sexe. Sachons ce qui nous attend parce que tout le monde parle du sexe mais personne ne sait baiser comme il faut, bordel. Des tentatives pathétiques, et on appelle ça "pratiquer le sexe". Comme s'il s'agissait de lancer le javelot ou de tirer un corner. Il faudrait dire aux enfants dès leur plus jeune age que pour jouir, les mecs ont juste besoin de fourrer leur bite entre deux oreillers, voire, dans le pire des cas dans un seul oreiller plié en deux. Et que les nanas ne jouissent pas, ou presque jamais si elles n'y mettent pas la main. Que tout le monde s'arrange pour jouir seul, en se touchant et en redoublant même d'ingéniosité, et qu'au contact de l'autre tout n'est que simulation et désolation. Et qu'un électrique besoin de tendresse réprimé fout l'expérience en l'air à tous les coups. Ils sauront , les gosses, que le sexe sublimé et glorifié n'est ni plus ni moins qu'une déconvenue pour un pourcentage élené de la population. Tirer un bon coup, ça peut arriver un soir, mais baiser comme un sauvage au moins quatre jours par semaine, c'est une autre paire de manche. Tout le monde croit avoir bien baisé, mais en fait personne, jamais, n'a bien baisé. Il faudrait deux semaines pour parler de ce que signifie "prendre son pied au lit" et de ce qu'est le plaisir. Les gens ressemblent à des porcs à force de s'empifrer de gateaux. Ils savent bouffer des gateaux mais ils ne savent pas te bouffer la bite. Ils font trois, quatre, cinq repas par jour mais ils ne savent pas te bouffer la chatte."
2 commentaires à cet article.
certes, le plaisir est difficile de nos jours. par contre il faut dire égalemnt que les hommes ne "jouissent" pas automatiquement, car c'est faux, ils éjaculent certes, le plaisir n'est pas forcment là...
En cause, le refoulement de la part animale, instinctive, primitive, par le fait d'un conditionnement "moral" de nos bonnes vieilles conceptions judéo-chrétiennes (que l'on soit croyant ou athée n'y change rien, le conditionnement social, lui, reste là).
Seule solution ? Renier les conditionnements, abandonner les jugements, les croyances, la "bienséance", afin d'être aussi présent que possible aux désirs, aux pulsions, aux élans. Sans entrave, sans pudeur et sans complexe.
La perversion n'est pas où la morale la désigne, mais dans la morale elle-même. Il s'agit donc, non pas d'encourager l'immoralité, mais de s'ouvrir à l'a-moralité. Quitte à rejoindre Sade dans son boudoir ...